Dimanche 1 mars 2009

Le niveau de participation aux élections européennes de 2009 dévoilera sans doute le degré de fracture entre citoyens et Union Européenne. La peur de la mondialisation, d’une dégradation des normes sociales, les politiques néolibérales ont joué un rôle important dans l’ euro- scepticisme.


Au lendemain du référendum irlandais, auquel les jeunes ont massivement voté non,  la question de savoir comment développer l’adhésion au projet européen se pose. La construction européenne semble pourtant aujourd’hui une nécessité. Il nous faut  former un ensemble géopolitique et économique susceptible de maîtriser la mondialisation. L’angoisse sociale exprimée par le « non »  tient justement à la perte de confiance dans la capacité des élites sociales, politiques et économiques à anticiper et accompagner les mutations liées à la mondialisation.

L’Europe constitue une réalité, basée sur des normes et des valeurs communes, une histoire, des avancées culturelles et scientifiques Au-delà de ses insuffisances, le traité de Lisbonne représente des améliorations en terme de fonctionnement des institutions, assorties de la garantie sociale de la Charte des droits fondamentaux.

L’Union Européenne doit défendre de façon très énergique et déterminée l’intérêt européen en tant qu’objectif spécifique. La réduction des disparités sociales entre les états membres est vitale pour la création d’une Europe socialement juste et unie, ainsi que pour la croissance économique et la prospérité de l’ensemble de l’Europe.

L’Union européenne doit proposer une réaction coordonnée et concevoir des stratégies communes pour relever les défis de la mondialisation.

 

            Une communauté politique a besoin d'un ensemble de valeurs communes afin d’être cohérente dans ses actions et décisions.

Il nous faut donc favoriser l’émergence d’une forme d’identité européenne. Pour se construire, ce sentiment européen doit  reposer sur des principes universels de démocratie et de participation politique.

 Il est  né de mouvements communs dans la philosophie, la science et l'art. Il se nourrira  de coopération et d’échange au niveau civique et culturel.

Les jeunes ne peuvent comprendre les tenants et les aboutissants de l’Europe sans y être préparés. Il s agit d’éduquer à l’Europe, de  porter à la connaissance des jeunes les enjeux européens, afin qu’ils puissent choisir et maîtriser cet espace politique. Si la protection sociale, la solidarité inter générationnelle ou l’histoire  en constituent les bases, l’identité européenne se construira surtout par un mouvement citoyen volontaire.

 

Dans cette perspective, il nous faut :

Proposer une éducation scolaire commune à l’Europe

La conscience européenne repose sur  la connaissance des cultures et des langues des autres pays européens. Proposer réellement, sur tous les territoires  une diversité de langues étrangères à étudier, favoriser les échanges entre  pays, initier des programmes communs sur l’histoire européenne, constituerait la base de l’intégration de  l’Europe à la scolarité.

Développer le soutien public à la mobilité des jeunes

Mobilités de formation linguistique, mobilités associatives, culturelles, ou citoyennes  expériences européennes pré- professionnelles de type stages en entreprises, volontariat international, sont complémentaires à la mobilité classique type Erasmus

Expliquer le fonctionnement de l’Union Européenne et de ses institutions.

La grande majorité des jeunes  et des citoyens européens ne connaissent pas les institutions européennes fondamentales et leur mode de fonctionnement.

Instaurer la démocratie représentative et participative européenne.

La distance entre les citoyens et les institutions grandit chaque jour un peu plus. Les citoyens des démocraties modernes demandent à participer davantage, régulièrement et de façon structurée,- à la gestion quotidienne des politiques et réformes qui les affectent directement.

 

Les peuples européens n'auront de maîtrise possible sur leur avenir qu'ensemble. Il leur faut  redécouvrir les raisons d'être européens.

Par le  partenariat des états membres, l’Union Européenne peut constituer une réponse adaptée au contexte mondial tout en protégeant les intérêts de ses citoyens. Elle offre un champ d’action allant au-delà des possibilités des États membres individuels.

 

 

 

Par Isabelle BRYON
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